Buy from Kim's Online BookstoreIm Online-Buchshop von Kim kaufenAchetez sur la librairie en ligne de KimCompralo dalla libreria online di Kim
eBookAlso AvailableAuch erhÄltlichÉgalement disponiblesDisponibile anche
eBookeBookEbookEbook
Apple Books Amazon Decitre FNAC Google Play Kobo VivlioAudiobook
PrintPrintausgabeBrochéCartaceo
AmazonRomance historique écossaise et voyage dans le temps
Aucun homme ne peut échapper à son héritage… aussi loin qu’il tente de fuir.
Écosse, 1431 : le monde de Darach MacKenna bascule lorsqu’il découvre la vérité sur ses origines, un secret qui anéantit son sens de l’honneur et jusqu’à son identité. En quête de but, Darach saisit l’occasion d’envoyer un message dans un avenir inconnu, sans savoir s’il pourra un jour retourner à son époque.
Celeste Lowell est familière du deuil. Hantée par la mort de sa famille et la disparition mystérieuse de sa meilleure amie, elle passe ses journées à la dérive, cherchant à surmonter le chagrin et à donner un sens au lendemain. Mais lorsqu’un inconnu énigmatique au fort accent écossais la heurte dans une rue bondée, Celeste est attirée par ce Highlander avec un magnétisme qu’elle ne s’explique pas.
Alors que Darach et Celeste entreprennent un voyage de l’avenir vers le passé, ils vont affronter la puissance d’un amour qui défie les siècles. La promesse de Darach à Celeste suffira-t-elle à combler le gouffre du temps, ou le passé exigera-t-il son dû ?
Depuis les châteaux de l’Écosse médiévale jusqu’aux rivages ensoleillés des Hamptons, La Parole est une romance sur le thème du voyage dans le temps, riche en émotion, en honneur, en sacrifice et en amour inoubliable.
Praise forWas LeserInnen sagenIls parlent deRecensioni positive per La Parole »
-
〝„„„
Je voyage dans le temps. Le tome 1,2 et 3 un vrai bonheur. Je viens de finir le 3 que je commence le tome 4. J’adore. Que dire de plus.
〞“ “ “ –Critique de livres sur Kobo
Read an ExcerptLese einen AuszugDécouvrez un extraitLeggi un estratto »
Écosse, 1431
— Allez-vous-en !
Darach MacKenna cracha ces mots, puis froissa le parchemin dans ses mains, fusillant du regard celui qui le lui avait transmis. Sans détourner les yeux, il le jeta dans le feu, puis se tourna et avança d’un pas lourd, laissant la délégation d’hommes ébahis derrière lui.
— Vous ne pouvez pas rejeter un tel ordre, s’écria l’un des hommes dans son dos.
Dar s’arrêta net, son corps entier se raidissant comme s’il était bel et bien le puissant chêne qui lui avait donné son nom1. Grand et large d’épaules, il savait que sa taille intimidait et effrayait et, à des moments pareils, il l’utilisait à son avantage. Quand il se retourna, les quatre hommes reculèrent d’un pas tandis qu’il revenait à eux. Dar montra le feu du doigt, avec toute la force de son bras musclé.
— Je viens de le faire, déclara-t-il fermement.
Sa colère bouillonnait. Il doutait que ces hommes sachent combien leur situation était précaire, car sur le moment, il avait très envie d’un coup sanglant pour mettre fin à cette querelle. Conscient qu’il ne devait pas continuer à nourrir de telles pensées, Dar se changea les idées en examinant le feu, où l’ordre s’était déjà décomposé en cendres. Bien que sa forme se voie toujours légèrement sur le petit bois qui crépitait, ce n’était plus que de la poussière et un rappel morne de l’inconstance de la vie, de la façon dont tout pouvait changer en un claquement de doigts.
— Je n’irai pas le voir, décréta Dar en se retournant vers les hommes, plus calme. Dites à Lachlan que malgré les rumeurs, il n’est pas mon souverain.
Ni mon père, pensa-t-il.
— Je ne tiendrai pas compte de ses convocations, ajouta-t-il.
Il était vrai que Lachlan n’avait pas fait de déclaration publique, mais ce n’était qu’une question de temps. Lachlan MacTavish était (ou du moins avait été, à ses yeux) un homme de sagesse et d’honneur. Quelqu’un que Darach avait profondément admiré, jusqu’à il y avait quelque temps. Respecté, même. Que Dieu l’aide, il avait imité cet homme. Un homme connu pour ses bonnes actions et son grand honneur ; qui s’était si bien élevé qu’il était doté d’un immense pouvoir et vénéré. Que Dar comme Lachlan portent les armoiries du griffon l’avait à une époque attiré vers Lachlan, même s’il s’était dit que c’était une coïncidence. Malgré tout, il l’avait lue comme un message des dieux : tous deux étaient frères. Frères, pas père et fils.
Tout avait changé d’un coup quand la mère de Dar était décédée à l’automne précédent. Quand elle avait demandé à voir cet homme, le jeune homme était perplexe, mais avait transmis le message. Puis Dieu avait apaisé son âme torturée et elle avait avoué ses péchés. Le plus important étant que pendant le court moment où son père avait été présumé mort, elle avait partagé la couche de Lachlan MacTavish. Avec une force qu’il ne pensait pas qu’elle possédait toujours dans son état affaibli, elle avait admis l’avoir profondément aimé, tout en tenant la main de son fils.
Un souvenir lui était alors revenu : une fois, des années auparavant, il avait demandé à MacTavish pourquoi il ne s’était jamais marié. Il n’oublierait jamais l’intensité qu’il avait vue dans ses yeux quand celui-ci avait tendu la main et tapoté le médaillon que Dar portait. Ni la force de sa main sur son torse ni les mots durs de Lachlan.
— Le griffon ne connaît qu’une partenaire toute sa vie.
À l’époque, la réponse n’était pas claire, voire insuffisante au mieux, mais sur le lit de mort de sa mère, Dar en avait enfin compris le sens – et qui ce grand homme avait aimé et perdu. MacTavish avait porté le poids de ses vœux sans jamais se marier.
Deux jours plus tard, Lachlan MacTavish était entré chez lui comme le grand guerrier fier qu’il était, avançant droit vers la chambre de sa mère. Assis sur une chaise à son chevet, Dar s’était levé quand l’homme était entré. Ils avaient échangé un bref signe de tête pour se saluer et il avait dit au revoir à sa mère, comme il le faisait toujours. Cette fois, il avait eu la sensation que ce serait le dernier. Que la visite de Lachlan était la seule chose à laquelle elle s’était accrochée.
Une heure plus tard, Dar avait vu depuis une alcôve MacTavish descendre l’escalier et se diriger vers les portes. L’homme puissant était resté planté un instant dans le vestibule vide. Les doigts sur les yeux, il avait lâché un soupir rempli de douleur et Dar était presque sûr d’avoir entendu le nom de sa mère s’échapper de ses lèvres. Il ne l’avait pas revu depuis et il ne ressentait que de la rage, envers lui ou envers la situation, peut-être même les deux, il ne savait plus trop.
Maintenant, il reconnaissait cette même colère que son oncle, le frère de son père, ressentait envers lui. Dar ne pouvait plus lui en vouloir. Il en avait envie, mais les sentiments de son oncle étaient légitimes. Et à présent, ces sentiments proclamaient bâtard l’enfant jadis chéri.
Dar aimait l’homme qu’il avait cru être son père – qui était son père, qui l’avait élevé – et qui, s’il avait su la transgression de sa mère, ne l’avait jamais montré.
— Lui viendra à vous, Dar, le prévint l’un des hommes, le tirant de sa rêverie. Ne prenez pas sa patience pour de l’assentiment. Et je vous promets ceci : il n’attendra pas plus longtemps.
Avec l’approche printemps, Lachlan avait déjà au moins attendu deux saisons. Enhardi par ce savoir, Dar campa sur ses positions et leur indiqua la porte d’un geste de la main. Quelques grognements plus tard, la délégation de Lachlan avait enfin compris : convocation officielle ou non, il ne repartirait pas avec eux. Il les laissa sortir seuls.
Reconnaissant de leur départ et soulagé de pouvoir repousser toute cette affaire dans un coin de son esprit, au moins pour l’instant, Dar monta dans sa chambre. Une fois à l’intérieur, il retira sa tunique, ses bottes et son pantalon et entra dans le bain chaud et fumant qui l’attendait. Les domestiques ne ressentaient aucune malveillance à son égard – bâtard ou non – et leur loyauté se voyait. Ses muscles se détendirent lentement et il appuya sa nuque sur le rebord, se débarrassant de la tension qui s’y trouvait. Il tourna la tête d’un côté puis de l’autre jusqu’à ce que son cou craque et lâcha un soupir de soulagement.
Pourtant, son soulagement fut de courte durée. En vérité, il se sentait comme un homme sans foyer, alors que toute sa vie, sa maison, cette maison – Remshire – avait fait sa fierté. Et désormais, il devait récupérer ses affaires personnelles et repartir le matin venu.
Il repéra le carnet sur sa table de chevet du coin de l’œil. En cuir relié, rempli de parchemins et de notes méticuleuses qu’il avait prises ces derniers mois pour s’aider à se faire un chemin dans le futur. Un nouveau futur, maintenant, songea-t-il.
Tu peux bien venir, Lachlan, tu ne me trouveras pas ici.
1. Darach signifie chêne en gaélique écossais.


Kim Sakwa is the #1 bestselling author of the time travel romances The Prophecy, The Price, and Never Say Goodbye. She loves coffee, walking, and listening to music.